"Ici, en Provence, elle est mythique, elle impose le respect"
Éducateur de profession, passionné de montagne et l’un des fondateurs de l’association Aventures Santé Montagne 13 basé à Trets, il revient sur cette traversée hors norme, entre souffrance, résilience et combat contre les préjugés.
MontAventure Mag : Dans quel état d’esprit étiez-vous au moment du départ ?
Pascal Speter : Honnêtement, il y avait beaucoup d’émotion. Ce n’était pas juste une randonnée ou un défi sportif. Je savais que derrière chaque pas, il y avait un message. Je partais avec mes doutes, mes peurs, mon corps, mon histoire… mais aussi avec l’envie de montrer qu’on peut encore avancer malgré les regards et les préjugés.
Rédac : Pourquoi avoir choisi la Sainte-Victoire pour ce défi ?
P.S : Parce que cette montagne représente énormément pour moi. Ici, en Provence, elle est mythique, elle impose le respect. Pour certains, ce n’est “qu’une montagne”, mais pour moi c’était mon Everest. Elle symbolise le combat, la résilience et le dépassement de soi. Traverser la Sainte-Victoire en solo, c’était aussi affronter mes propres limites.
Rédac : Ce défi portait un message fort contre la grossophobie…
P.S : Oui, totalement. La grossophobie détruit des vies. Les gens ne se rendent pas toujours compte de la violence des regards, des moqueries ou des jugements permanents. Même en montagne, parfois, on vous regarde comme si vous n’aviez pas votre place sur les sentiers. Moi, je voulais montrer qu’une personne en surpoids peut faire du sport, aimer la montagne, souffrir, progresser, rêver et réussir des défis. Ce combat dépasse largement mon histoire personnelle.
MontAventure Mag : Dans quel état d’esprit étiez-vous au moment du départ ?
Pascal Speter : Honnêtement, il y avait beaucoup d’émotion. Ce n’était pas juste une randonnée ou un défi sportif. Je savais que derrière chaque pas, il y avait un message. Je partais avec mes doutes, mes peurs, mon corps, mon histoire… mais aussi avec l’envie de montrer qu’on peut encore avancer malgré les regards et les préjugés.
Rédac : Pourquoi avoir choisi la Sainte-Victoire pour ce défi ?
P.S : Parce que cette montagne représente énormément pour moi. Ici, en Provence, elle est mythique, elle impose le respect. Pour certains, ce n’est “qu’une montagne”, mais pour moi c’était mon Everest. Elle symbolise le combat, la résilience et le dépassement de soi. Traverser la Sainte-Victoire en solo, c’était aussi affronter mes propres limites.
Rédac : Ce défi portait un message fort contre la grossophobie…
P.S : Oui, totalement. La grossophobie détruit des vies. Les gens ne se rendent pas toujours compte de la violence des regards, des moqueries ou des jugements permanents. Même en montagne, parfois, on vous regarde comme si vous n’aviez pas votre place sur les sentiers. Moi, je voulais montrer qu’une personne en surpoids peut faire du sport, aimer la montagne, souffrir, progresser, rêver et réussir des défis. Ce combat dépasse largement mon histoire personnelle.
"La résilience, ce n’est pas devenir invincible"
Rédac : Quels ont été les moments les plus difficiles pendant ces quatre jours ?
P.S : Il y en a eu beaucoup. La fatigue physique, évidemment. La chaleur aussi. Mais le plus dur, ce sont souvent les moments de solitude. Quand vous êtes seul sur un sentier, avec la douleur dans les jambes, le souffle court et le doute qui arrive… là, le mental devient essentiel. Il y a eu des moments où je me suis demandé pourquoi je faisais ça. Puis je pensais à ma fille, à toutes les personnes qui souffrent du regard des autres, et ça me redonnait de la force.
Rédac : Vous avez souvent parlé de résilience. Ce mot représente quoi pour vous ?
P.S : La résilience, ce n’est pas devenir invincible. C’est tomber et continuer quand même. Dans ma vie, il y a eu des épreuves, des blessures, un AVC, des périodes compliquées. Cette traversée, c’était aussi une manière de dire : “Je suis encore vivant et je continue d’avancer.”
Rédac : Comment avez-vous vécu l’arrivée à Trets ?
P.S: C’était extrêmement fort émotionnellement. Voir les gens présents, les soutiens, les sourires, les encouragements… franchement, je ne m’attendais pas à autant d’émotion. À ce moment-là, j’ai compris que cette aventure appartenait aussi à toutes les personnes qui m’avaient soutenu.
Rédac : Cette traversée a bénéficié d’un fort relais médiatique…
P.S : Oui, et je veux remercier sincèrement tous les médias qui ont parlé du projet. Que ce soit La Provence, BFM Marseille, ici Provence ou d’autres médias locaux, ça a permis de faire passer le message beaucoup plus loin que je l’imaginais.
P.S : Il y en a eu beaucoup. La fatigue physique, évidemment. La chaleur aussi. Mais le plus dur, ce sont souvent les moments de solitude. Quand vous êtes seul sur un sentier, avec la douleur dans les jambes, le souffle court et le doute qui arrive… là, le mental devient essentiel. Il y a eu des moments où je me suis demandé pourquoi je faisais ça. Puis je pensais à ma fille, à toutes les personnes qui souffrent du regard des autres, et ça me redonnait de la force.
Rédac : Vous avez souvent parlé de résilience. Ce mot représente quoi pour vous ?
P.S : La résilience, ce n’est pas devenir invincible. C’est tomber et continuer quand même. Dans ma vie, il y a eu des épreuves, des blessures, un AVC, des périodes compliquées. Cette traversée, c’était aussi une manière de dire : “Je suis encore vivant et je continue d’avancer.”
Rédac : Comment avez-vous vécu l’arrivée à Trets ?
P.S: C’était extrêmement fort émotionnellement. Voir les gens présents, les soutiens, les sourires, les encouragements… franchement, je ne m’attendais pas à autant d’émotion. À ce moment-là, j’ai compris que cette aventure appartenait aussi à toutes les personnes qui m’avaient soutenu.
Rédac : Cette traversée a bénéficié d’un fort relais médiatique…
P.S : Oui, et je veux remercier sincèrement tous les médias qui ont parlé du projet. Que ce soit La Provence, BFM Marseille, ici Provence ou d’autres médias locaux, ça a permis de faire passer le message beaucoup plus loin que je l’imaginais.
"La montagne ne demande pas d’être parfait, elle demande juste du courage et de l’humilité."
Rédac : Quel message aimeriez-vous transmettre aujourd’hui ?
P.S : Qu’il ne faut jamais laisser les autres décider de vos limites. Peu importe votre poids, votre parcours ou vos difficultés, vous avez le droit de rêver, de bouger, de faire du sport et de vous dépasser. Et surtout : chacun avance à son rythme. La montagne ne demande pas d’être parfait, elle demande juste du courage et de l’humilité.
Rédac : Après ce défi, quels sont vos projets ?
P.S : Il y a déjà l’écriture du livre qui racontera cette traversée et toute l’aventure humaine autour du projet. Et puis avec Aventures Santé Montagne 13, on veut continuer à défendre une montagne accessible, inclusive et bienveillante. Si mon parcours peut donner envie à une seule personne de reprendre confiance en elle, alors ce défi aura déjà servi à quelque chose.
P.S : Qu’il ne faut jamais laisser les autres décider de vos limites. Peu importe votre poids, votre parcours ou vos difficultés, vous avez le droit de rêver, de bouger, de faire du sport et de vous dépasser. Et surtout : chacun avance à son rythme. La montagne ne demande pas d’être parfait, elle demande juste du courage et de l’humilité.
Rédac : Après ce défi, quels sont vos projets ?
P.S : Il y a déjà l’écriture du livre qui racontera cette traversée et toute l’aventure humaine autour du projet. Et puis avec Aventures Santé Montagne 13, on veut continuer à défendre une montagne accessible, inclusive et bienveillante. Si mon parcours peut donner envie à une seule personne de reprendre confiance en elle, alors ce défi aura déjà servi à quelque chose.


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